C’est l’histoire d’un môme de Caroline du Nord qui arrive à New York avec deux dollars en poche pour se lancer dans la musique. On est alors à la fin des années 1960, grande époque de la musique soul avec Otis Redding ou Aretha Franklin sur les ondes. Lee Fields gagne sa vie grâce aux concerts et des dizaines de 45 tours. Puis, les choses se gâtent pour lui dans les années 1980, décennie où la musique synthétique écrase tout.

Il faut attendre le début des années 2000 et le retour en grâce de la musique soul pour que Lee Fields se remette en selle avec The Expressions, groupe de musiciens qui a joué avec Amy Winehouse. Sur ce nouvel album, «Special Night», Lee Fields & The Expressions renouvellent le genre entre acoustique et sons électroniques.

«En 2009, son album My World est un miracle, un chef-d’œuvre (vocal et musical) à la hauteur de Smokey Robinson, James Brown ou Donny Hathaway, plus intemporel qu’anachronique. Avant d’être un pilier du soul-revival, Lee Fields a été un chanteur de soul tout court, formé au chant d’église. Puis My World et ce nouveau Faithful Man, où Lee “Magnetic” Fields semble toujours remercier le destin en chantant du mieux qu’il peut : hors concours. Deux miracles en trois ans : bientôt la canonisation. » (Les Inrocks 2017)

Une rencontre proposée par Alexandre Raphalen