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Tous ceux qui ont écouté l’album Time Will Defeat de Moger savent qu’il est possible de faire de la bonne musique avec une clarinette basse, un saxophone baryton, un tuba, une basse électrique et une batterie. Bien sûr, la poésie acide de Griselda Drouet et son interprétation magistrale par Dylan James sont des portes d’entrée accueillantes pour intégrer cet univers de « basses ». Mais les timbres chaleureux de ces instruments graves, l’inventivité des idées et l’énergie débordante de ces musiciens/créateurs pour relever le défi d’un effectif atypique sont plus que convaincants !

Alors pourquoi faire appel à un arrangeur et ajouter dix instruments à vent supplémentaires ? Certainement pas pour « arranger » cette musique qui fonctionne déjà par elle-même. Le travail d’orchestration a plutôt eu pour objet de libérer les forces sous-entendues dans la musique de Moger, de prendre possession de l’aigu du spectre sonore si cher à nos oreilles, de transcender le bouillonnement qui se crée quand les cinq musiciens sont à l’oeuvre.

Maintenant, ils sont quinze ; l’écriture et l’improvisation se mélangent en une symbiose nouvelle, dans laquelle chaque musicien arrive avec son monde intérieur et le met au service du collectif.  (extrait du site Musiques têtues)

Une rencontre proposée par Alexandre Raphalen

http://musiquestetues.com/moger-orchestra/