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Dans Métaclassique, David Christoffel veut décloisonner la parole sur la musique classique et en repousser les limites. Fabuler, rajeunir, consoler, orner : chaque semaine, l’émission offre une variation radiophonique autour d’un verbe qui sert de ligne de fuite pour une traversée inédite. D’un numéro à l’autre, l’émission accueille des témoignages de musiciens, des entretiens avec des musicologues ou des créations radiophoniques avec des enfants ou des étudiants.

Pour bien interpréter une œuvre, il faut la comprendre et, pour ça, l’analyser. On n’a pas avancé trois verbes, qu’ils font déjà débat – en réveillant l’hostilité automatique de ceux qui préfèrent ressentir la musique plutôt que l’analyser. Dans Métaclassique, on part d’au moins deux principes : d’abord, l’un n’empêche pas l’autre, le ressenti et l’analyse peuvent cohabiter et plus si affinités ; mais en plus : ni l’un ni l’autre ne doivent même empêcher de se poser la question : pourquoi analyser la musique ? comment peut-on l’analyser ? Pour rentrer dans le détail des manières d’analyser et dans le débat des limites de l’analyse musicale, nous recevons Claude Abromont et Louise Boisselier qui livrent aux éditions universitaires de Dijon, un Guide de l’analyse musicale que nous allons, pendant une heure, commenter et lire.